Mémoires et thèses

La cheerleader et la forêt suivi de Lignes de fuites, cercles ouverts.

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TitreLa cheerleader et la forêt suivi de Lignes de fuites, cercles ouverts.
Type de publicationThèse ou mémoire
Année de publication2017
Auteur·e·sHugo Bourcier
Département d'études littéraires
UniversitéUniversité du Québec à Montréal
VilleMontréal
Type de travailMémoire
DiplômeMaîtrise en études littéraires
Mots-clésaméricanité, animalité, apparition mariale, banlieue, catholicisme, colonisation, forêt, mysticisme, mythe, nomadisme, post-nationalisme, québécitude
Résumé
La Cheerleader et la forêt est un roman mettant en scène trois voix distinctes. La première est celle de la Narratrice, personnage prenant la plume pour raconter ses souvenirs de l'été 2006, où, à la suite d'une rupture amoureuse l'ayant laissée désœuvrée, elle s'est réfugiée chez son frère, habitant d'un nouveau quartier résidentiel dans une banlieue sud de Montréal. C'est au cours de cette saison qu'elle a développé une fascination inattendue pour Esther, la femme de celui-ci, croyant voir en elle la réincarnation d'une figure mystique étant apparue au XVIe siècle à un Aztèque au Mexique, ainsi qu'au début du XXe à une religieuse québécoise dont elle étudie par hasard les correspondances (c'est la seconde voix qui est en parallèle offerte au lecteur). Convaincue de la véracité de cette association et de l'importance de son histoire, la Narratrice tente par l'écriture de mettre de l'ordre dans sa mémoire et dans ses obsessions afin de retrouver le sens qu'elle sait s'y trouver dissimulé. La troisième voix est celle d'un Coyote étant, au cours de la même année, advenu brusquement à une pleine conscience de lui-même, au milieu d'une forêt dense. Cherchant à comprendre ce qui a provoqué ce changement intérieur, il se met à voyager en direction d'une intense lumière à l'horizon, dont il ignore la source. Ses pérégrinations le mèneront jusqu'au quartier de banlieue où se trouve la Narratrice, et où il sera source de désordre, aux dépens de ceux qui s'y sont enracinés et y ont conçu leur milieu de vie. Le volet réflexif Lignes de fuite, cercles ouverts se veut une réflexion en trois temps sur ma relation (ainsi que, par extension, la relation de la collectivité québécoise) avec l'Amérique. Le texte prend pour prémisse deux constats d'inadéquation qui, en tant qu'écrivain québécois et américain (au sens continental), m'interpellent : inadéquation, d'abord, entre l'imaginaire québécois tel qu'il s'est constitué depuis deux siècles et le contexte « post-nationaliste » dans lequel évolue le monde contemporain – signe d'une nation dont l'enracinement symbolique est fragile; inadéquation, ensuite, entre une façon convenue de considérer l'américanité comme étant caractérisée par l'expérience du vide, du neuf, et la reconnaissance que ce vide est une fiction établie par les colonisateurs Européens au détriment des nations qui, déjà, habitaient le continent. Chacune des sections, composées de fragments, propose une tentative de ré-habiter le Québec, de ré-habiter l'Amérique selon ces constats, en abordant trois thématiques spécifiques : le rapport au corpus littéraire national, le rapport au sacré et à la religion catholique, ainsi que le rapport aux cultures et à l'imaginaire autochtones. L'essai, globalement, est marqué par un effort de faire passer l'expérience québécoise du continent d'une conception linéaire à une conception cyclique.
 
URLhttps://archipel.uqam.ca/10461/1/M15099.pdf
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