Mémoires et thèses

Passages suivi de Conjurer le sort

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TitrePassages suivi de Conjurer le sort
Type de publicationThèse ou mémoire
Année de publication2017
Auteur·e·sLisanne Rheault-Leblanc
Département académiqueDépartement d'études littéraires
Maîtrise en études littéraires
UniversitéUniversité du Québec à Montréal
VilleMontréal
Type de travailMémoire
Mots-clésaltérité, création, croyance religieuse, nouvelles, quête de sens, réenchantement du monde, sacré, superstition
Résumé

Les assises de ce mémoire en création reposent sur les interrogations d'une ancienne croyante face à son époque désenchantée et individualiste. La quête de sens, le « réenchantement » du monde et la recherche de liens et de sacré sont des thèmes prégnants dans les deux parties qui le composent, autant dans la fiction que dans l'essai. Le recueil de nouvelles, « Passages », est le résultat d'une vision plutôt pessimiste de notre condition postmoderne. Il postule que, même après la fin du métarécit religieux qui devait signifier le retour d'une certaine liberté, les hommes ont perdu leur passé et en sont réduits à n'être que les jouets d'un cruel destin qui les manipulent à leur insu. Les dix nouvelles mettent donc en scène des personnages solitaires, sans repères, malheureux ou malchanceux. Lire l'avenir, expérimenter la mort, croupir en prison ou faire son deuil d'une personne disparue sont autant de sujets qui traversent ces histoires, explorant, à des degrés divers, le registre du fantastique. Chacune d'elles se termine sur une croyance populaire, une superstition qui vient conclure le récit de façon le plus souvent amère, mais quelquefois avec la promesse d'un espoir, notamment à la toute fin du recueil. Ces superstitions forment la colonne vertébrale de mon volet création et, à travers son dispositif particulier, le recueil souhaite ainsi atteindre la réconciliation entre détresse individuelle et cohésion sociale, entre désenchantement et « réenchantement ». Il veut refaire du lien là où les fils ont été rompus, autant dans l'histoire personnelle que dans la tradition. Le volet réflexif, intitulé « Conjurer le sort », s'attarde, en trois temps, à suivre les étapes de mon chemin de vie pour tenter de comprendre ce qui m'a conduit ultimement vers la création littéraire. La partie « Liée », qui couvre ma jeunesse marquée par la pratique de la religion catholique, est un mini-récit en prose fait de vignettes, de souvenirs. Ensuite, « Déliée » pénètre un peu plus dans l'essai théorique pour évoquer mon rejet de la religion et la détresse qui en a résulté, deux états qui sont replacés du même souffle dans un contexte plus vaste de désenchantement du monde. Enfin, « Relier » poursuit et dépasse la seconde partie pour tenter de faire valoir la puissance de la littérature en tant que discours créateur de sens et de sacré. L'écriture y est donc envisagée, à travers les figures du mystère, du rituel, du signe et de la transsubstantiation, comme lieu de rencontre possible avec l'altérité perdue, qu'il s'agisse de l'Autre (le divin, ce qui échappe à notre entendement) ou plus simplement de l'autre (notre semblable humain).

URLhttp://www.archipel.uqam.ca/10449/1/M15072.pdf
Supervision de recherche: