L'amour du nom. Essai sur le lyrisme et la lyrique amoureuse

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À l’égal, peut-être, de la photographie, qui donne de l’être au passé, confrontant le temps fragile à l’éternité qui le ruine, le lyrisme, même le plus moderne, est l’ultime refuge de l’aura. Puisqu’il n’a d’autre fonction que de la capturer, en fixant avec des mots ses instantanés, ici et maintenant, les moments épiphaniques, même sans resacraliser. Ce qui est absolument, tragiquement moderne, c’est que l’aura ne brille jamais mieux que sur le fond de son déclin, et que l’illumination qui nous reste, déchirante et brève, est profane. En dépit des atrocités du monde moderne, le lyrisme illumine nos dernières raisons de vivre – comme l’amour. p. 246
 

Référence·s bibliographique·s : 

L’amour du nom. Essai sur le lyrisme et la lyrique amoureuse

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Martine Broda. 1997. L’amour du nom. Essai sur le lyrisme et la lyrique amoureuse. En lisant en écrivant. Coll. « En lisant en écrivant ». Paris : Librairie José Corti.